Apple et Cloud Computing

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Le Cloud computing est sans conteste la révolution numérique la plus importante de ces dernières années, portée aujourd’hui par la quasi-totalité des éditeurs, des constructeurs, des opérateurs télécom et Internet. Il s’agit d’un domaine composé de trois catégories : Infrastructure as a Service (IaaS), Platform as a Service (PaaS) et Software as a Service (SaaS). En résumé, le principe est de donner accès aux ressources informatiques dans un environnement virtualisé, le « Cloud », à travers une connexion publique, généralement Internet.


Les 3 principales catégories de Cloud Computing

  • Infrastructure as a Service (IaaS) : dans ce modèle, l’entreprise loue une infrastructure informatique déportée chez un fournisseur, qui dispose des serveurs, systèmes de stockage et outils de virtualisation nécessaires. L’avantage principal pour l’entreprise est d’économiser l’investissement dans le matériel et l’entretien de celui-ci, y compris dans les cas où les ressources liées aux besoins évoluent.
  • Platform as a Service (PaaS) : cette catégorie définit les plates-formes permettant aux développeurs de réaliser et de rendre accessibles des applications et services Web. Elle permet notamment de simplifier la réalisation d’applications devant être disponibles aussi bien sur des environnements informatiques que sur des appareils mobiles.
  • Software as a Service (SaaS) : ce modèle, qui représente sans doute l’offre la plus fournie, permet de mettre à disposition des applications sur le Web. Contrairement au modèle ASP (Application Service Provider), souvent géré par des hébergeurs, les applications de type SaaS sont hébergées et infogérées directement par les éditeurs de logiciels, et apportent plus de souplesse quant à l’utilisation réelle des licences. Google et FaceBook ont fortement imposé ce modèle.

Comment se positionne Apple via-à-vis de ces modèles ? Il est assez clair que le positionnement d’Apple, en tant que constructeur, implique de positionner des machines physiques dans les entreprises, et à ce jour, il n’y a pas d’offre représentative d’infogérance de serveurs et de virtualisation de Mac OS X. Les besoins dans ce domaines sont d’ailleurs extrêmement rares. Seul iCloud fait exception, en proposant l’hébergement et la sauvegarde de données individuelles.

De même, en tant qu’éditeur d’OS fortement lié à la machine, Apple privilégie les solutions « On-premise » qui tirent partie des fonctionnalités intrinsèques de ses OS. Le développement applicatif est majoritairement réalisé via l’environnement Xcode d’Apple ; le modèle PaaS est rarement mis en avant.

Enfin, si l’offre SaaS est parfaitement utilisable sur les environnements Apple via les navigateurs, l’OS y joue un rôle mineur, l’essentiel de la tâche étant porté par les navigateurs.

Par ailleurs, si le Cloud Computing présente des avantages indéniables, on ne peut négliger les contraintes imposées par ces modèles : la nécessité d’un accès Internet extrêmement fiable, une ergonomie des applications encore bien en dessous de leurs équivalents on-premise, un niveau de sécurité adapté au stockage des données sensibles et capables de résister aux attaques des hackers, un cadre légal strict en raison de la difficulté de s’assurer de la localisation des données, etc.

Marc SALIOU Marc Saliou